Mon fils, dès ta jeunesse, accueille l’instruction, et jusqu’à l’âge des cheveux blancs tu trouveras la sagesse. Comme celui qui laboure et fait les semailles, cultive-la et attends ses bons fruits. Tu peineras un peu pour la travailler, mais bientôt, tu mangeras de ses produits.
Aux ignorants, elle semble terriblement dure, et qui n’a pas d’intelligence n’y persévère pas : elle pèse sur lui comme une lourde pierre, et il ne tarde pas à la rejeter. Car la sagesse mérite bien son nom : elle n’est pas accessible au grand nombre. Écoute, mon fils, et reçois mon avis ; ne rejette pas mon conseil.
Engage tes pieds dans les entraves de la sagesse et ton cou dans son carcan. Incline ton épaule pour la porter et ne te rebiffe pas contre ses liens. Viens à elle de toute ton âme, et de toute ta force suis ses chemins. Mets-toi sur sa trace et cherche-la : elle se fera connaître, et, quand tu l’auras saisie, ne la laisse pas s’échapper.
Pour finir, tu trouveras en elle ton repos, et elle deviendra ta joie. Alors, ses entraves seront pour toi une puissante protection, et son carcan, un vêtement de gloire. Son joug est une parure d’or, ses liens sont un ruban de pourpre. Tu la porteras comme un vêtement de gloire, tu la ceindras comme une couronne d’allégresse. Si tu le veux, mon fils, tu deviendras instruit ; à force d’application, tu auras du savoir-faire. Si tu prends plaisir à écouter, tu apprendras, et si tu prêtes l’oreille, tu deviendras sage.
Tiens-toi dans la compagnie des anciens ; si tu trouves un sage, attache-toi à lui. Écoute volontiers tout discours qui vient de Dieu, et ne néglige aucun proverbe sensé. Si tu vois quelqu’un de bon sens, cours vers lui dès le matin, et que tes pieds usent le seuil de sa porte. Réfléchis aux préceptes du Seigneur, applique-toi toujours à étudier ses commandements ; lui-même affermira ton cœur, et ton désir de sagesse sera comblé.